Comment un avocat a gagné 10 000 € en vendant de la musique

Armé d'une passion pour la musique et d'une motivation qui rivalise avec ses ambitions juridiques, Raphaël Dubois a transformé ce qui n'aurait pu être qu'une simple poussière numérique sur un disque dur en une symphonie de succès, avec des morceaux qui illuminent des émissions de télévision et enrichissent des scènes regardées par des millions de personnes.


Sans avoir besoin d'un grand investissement - en commençant simplement par une installation domestique de base - il s'est taillé une place dans un créneau qui rapporte à la fois en termes de rendement financier et de satisfaction personnelle.


Avec 200 à 300 € par mois de redevances musicales, Raphaël a accumulé plus de 10 000 € au cours de ses trois premières années d'activité, illustrant ainsi le potentiel des licences musicales en tant qu'activité secondaire rémunératrice.

Du document juridique à la partition musicale

Passant du monde structuré du droit au domaine créatif de la musique, Raphaël s'est retrouvé à la croisée des chemins.

Comment un avocat a gagné 10 000 € en vendant de la musique

"J'ai toujours été musicien, mais lorsque j'ai commencé ma carrière juridique, il est devenu de plus en plus difficile de trouver le temps de jouer dans un groupe. J'avais toutes ces chansons sur mon disque dur et rien à en faire, et j'ai commencé à déprimer à l'idée que personne ne les entendrait jamais", raconte M. Raphaël.


Cette dépression émotionnelle a déclenché une transformation qui l'a amené à faire des recherches sur le monde des licences musicales, un domaine où, avec de la chance (et de l'habileté), vos chansons peuvent être entendues par des millions de personnes sans avoir à maintenir une présence sur les médias sociaux.


"Ce que j'aimais, c'est que je n'avais qu'à me concentrer sur l'écriture et l'enregistrement des chansons. La bibliothèque musicale se chargeait ensuite de la commercialisation et des transactions."


Le plaisir d'entendre ses compositions dans des émissions populaires souligne le succès de son entreprise musicale. "C'est un sentiment tellement agréable d'entendre sa chanson utilisée dans une émission !"

Construction d'un studio à domicile

La transition vers l'octroi de licences musicales n'a nécessité qu'un faible investissement initial, compte tenu de l'installation préexistante d'un studio d'enregistrement à domicile.


"Un musicien peut facilement construire un studio d'enregistrement utilisable à domicile pour quelques centaines d'euros", fait-il remarquer, soulignant ainsi l'accessibilité de cette activité secondaire.


Au fil du temps, le réinvestissement dans du matériel de qualité a été déterminant, et les revenus actuels tirés des licences musicales s'élèvent à "200 à 300 € par mois".

Mixage, maîtrise, et aller de l'avant

Maîtriser l'art du mixage a représenté un défi de taille, relevé avec dévouement et un apprentissage continu.


"L'un des plus grands défis a été d'apprendre à mixer de la musique de qualité professionnelle", explique M. Raphaël.


Un défi qu'il a relevé en suivant de nombreux cours en ligne sur la production musicale et en regardant de nombreux tutoriels sur YouTube.


Son parcours dans la production musicale a été jalonné d'étapes importantes, comme un moment inattendu au cours de sa première année d'expérimentation, lorsqu'une entreprise de médias et de télécommunications a commencé à utiliser l'une de ses chansons comme fond sonore pour son menu de films en streaming. "Je suis tombé dessus par hasard en regardant les chaînes et j'ai complètement paniqué. J'ai cru que ma femme avait appuyé sur "lecture" sur mon ordinateur ou quelque chose du genre ", a plaisanté Raphaël.


La surprise de découvrir son travail dans un endroit aussi inattendu a été un moment fort et mémorable. Son sage conseil aux nouveaux venus : "Finissez vos chansons ! Elles n'ont pas besoin d'être parfaites - et elles ne le seront jamais" ; un point sur lequel il insiste souvent sur sa chaîne YouTube.

Jongler entre les responsabilités juridiques et la musique

Concilier une carrière juridique exigeante et une activité secondaire de production musicale en plein essor a nécessité une gestion stratégique du temps.


"Ma principale motivation était de faire entendre ma musique, mais je n'avais ni le temps ni l'énergie de faire tout ce qu'il faut pour faire partie d'un groupe. Je savais que le simple fait de diffuser ma musique gratuitement sur Spotify ne me permettrait pas d'atteindre un public sans une énorme promotion", explique M. Raphaël.


C'est alors qu'il s'est rendu compte qu'il pouvait confier à quelqu'un d'autre le soin de promouvoir ses chansons et de les faire entendre. "Ce qui est formidable dans le fonctionnement des licences musicales, c'est que la bibliothèque s'occupe de toute la promotion de vos chansons. La partie la plus difficile consiste à contacter de nouvelles bibliothèques pour voir si elles acceptent de nouveaux compositeurs", conseille M. Raphaël.


Malgré la nature solitaire de l'octroi de licences musicales, comparée à la dynamique de collaboration d'un groupe, la satisfaction tirée de la production créative alimente sa passion permanente. "Pour moi, j'ai tendance à trouver une heure par-ci, une heure par-là pour enregistrer, mixer ou trouver une idée."

La voie à suivre

Pour ce qui est de l'avenir, l'objectif est d'élargir constamment son portfolio musical et de "placer 20 à 40 nouvelles chansons dans les bibliothèques chaque année".


Cette approche promet non seulement une augmentation des revenus, mais aussi la joie de voir sa musique enrichir une variété de médias.


Raphaël a conclu en disant : "Comme mes chansons sont placées dans de plus en plus d'émissions de télévision - et que ces émissions sont rediffusées et écoutées en continu - mon catalogue de droits d'auteur ne cesse de s'enrichir".